Le tentadero chez la famille Gallego terminé et après un repas convivial, Marc a pris la route en direction d' El Ronquillo, village au nord de Sevilla. Dans cette zone, très taurine, se situe "El Serrano" la finca de Jean Marie Raymond où Marc a couché cette nuit. Doit on encore présenter le ganadero Français. Dans sa superbe dehesa, celui-ci mène deux fers inscrits au premier groupe des ganaderos Espagnols. Crée en 2003, "Virgen Maria" est de pure origine Juan Pedro Domecq via Jandilla, Daniel Ruiz et Victoriano del Rio. "Santa Ana", le second fer de la casa, provient de l'achat, en 2010, d'une partie de l'élevage du Marquis de Domecq. Jean Marie et Marc ont lié une relation de grande confiance et le matador de Nîmes torée, chaque temporada, un grand nombre de bêtes des deux fers du ganadero Français. Aujourd'hui, Jean Marie a invité Marc pour tienter deux vaches de ses deux marques. L'éleveur donne un coup de main au matador Nîmois pour préparer, au mieux, Nîmes. Du coup, après ce jeudi de campo, une autre tienta et un toro à combattre à puerta cerrada sont prévus dans les jours précédents Pentecôte. Revenons au tentadero du jour. La première demoiselle possédait un fond de mansedumbre, ce qui ne gênât, nullement, Marc. Mais, elle avait aussi un fond de noblesse que le diestro Nîmois exploitât à fond. Une vache pour le torero et pas pour le ganadero. Changement de ton avec la becerra de "Virgen Maria" sortit en seconde position. Cette astada fut excellentissime. De la caste, de la race, de la bravoure, une belle noblesse et une grande présence en piste. Bref tous les ingrédients pour satisfaire le ganadero et Marc chargé de la toréer. La faena fut en tout point remarquable. Marc mettant en valeur cette grande vache en alignant, admirablement, de longues séries de naturelles et de derechazos. Final de faena par redondos inversés, luquesinas, trincheras et quelques passes ornementales du meilleur goût. Jean Marie Raymond était ravi du comportement de cette excellent becerra qui fit honneur à sa devise et il félicitât chaleureusement Marc pour avoir torée parfaitement celle-ci.
Marc pouvait rentrer sur Madrid avec la satisfaction du devoir accompli. Deux jours de campo avec deux novillos dont un extraordinaire chez la famille Gallego et deux vaches dont une excellentissime chez Jean Marie Raymond.
Samedi, Marc sera en terre Basque pour combattre, à puerta cerrada, un toro. Ce sera le premier astado que Marc mettra à mort dans le cadre de sa prépa pour Nîmes. Cinq ou six totos ou novillos suivront soit en privé soit en Fiesta Campera.


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